Fusion Région Auvergne et Rhône-Alpes : échecs et réussites.

L’un des objectifs visés par la loi NOTRe est de réaliser des économies d’échelle comme cela se fait lors de fusion d’entreprises. Ces économies touchent les moyens matériels et humains.

Ainsi la Région a encouragé les fusions ci-dessous :

  • Le Comité régional de développement touristique d’Auvergne (CRDTA) avec le Comité Régional du Tourisme de Rhône-Alpes pour devenir Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme
  • L’ARDI (Rhône-Alpes) + l’ ARDE (Auvergne) + 8 Comité d’expansion départementaux pour former une agence de développement économique appelée « ’Auvergne Rhône-Alpes Entreprises », ARAE ;

En revanche, le nombre d’élus d’institutions ayant fusionné, n’évolue guère à la baisse. Exemples :

  • Le Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes et le Conseil Economique, Social et Environnemental n’ont pas vu diminuer le nombre des conseillers depuis leur fusion !

Dans d’autres cas, les associations ont multiplié les structures locales de type ‘’mille-feuille’’ entrainant ainsi une explosion de leurs charges de personnel et de structure. Ainsi, nous constatons que les entités existantes se superposent et doublonnent dans la Région :

  • Culture : le FRAC (Fonds Régional Contemporain) Auvergne, le FRAC Rhône-Alpes, l’IAC (Institut d’art contemporain de Lyon), le MAC (Musée d’art contemporain de Lyon), Musées d’art contemporain de Saint-Etienne et de Grenoblepourraient ainsi optimiser leurs effectifs, l’entreposage d’œuvres d’art, le coût d’assurances, de marketing … etc.
  • Economie : « ARAE » (Région) et l’ADERLY (Métropole).
  • Ou dans l’environnement (FRAPNA, LPO…), les énergies nouvelles, le sport…

CANOL estime qu’il existe encore un gros potentiel d’économie !

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  • Labbe Denis

    Même si ce n’est pas directement lié à la fusion des 2 régions on peut noter des améliorations et des economies par exemple dans la gestion des contrats entre la région et les collectivités locales. Sur région viennoise il existait ainsi sous l’ancienne mandature une association (ADEIR) qui servait d’interface entre la région et les collectivités locales avec bien entendu un coût de gestion non négligeable (une dizaine d’emplois!!!). Cette structure a été supprimée et les contrats sont maintenant directement traitées entre la région et les intercommunalites

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