Le compte administratif 2017 de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

La région Auvergne-Rhône-Alpes a présenté fin juin son deuxième compte administratif. CANOL a souhaité regarder si les économies promises ont été réalisées en tenant compte des nouvelles compétences assumées (transports scolaires, interurbains et ex-départementaux).

Nous avons calculé les montants par habitant afin de tenir compte de l’évolution de la population : + 57 000 habitants (+1,5%). Voici le résultat :

 

  montant global (K€) montant par habitant croissance par habitant
  2016 2017 2016 2017 Montant par hab.
Recettes fonctionnement  2 504 705     3 004 860   323 €         323 €  381 €        381 € 59 € 18,1%
Dotations de l’Etat    778 156    750 446   100 €       100 € 218 €    95 €

95 €

+ 5 €

-5,0%
Fiscalité  1 689 444   2 215 545      218 €    218 € 42 €   281 €

281 €

63 €         63 € 29,1%
Dépenses fonctionnement  1 990 389     2 358 003   257 €         257 €    299 €

      299 €

  43 € 16,7%
Dépenses de personnel    323 606    327 297     42 €       42 € 42 €  42 €

€          42 €

–         0 € -0,4%
Ratio personnel/fonct. 16,3% 13,9% 16,3% 13,9%    
Epargne brute    514 316       646 857     66 €         66 €    82 €

        82 €

16 € 23,9%
Epargne nette    354660     484953

  

46 €

           29 €

 82 €          82 €      16 € 34,7%
Dépenses d’équipement    867 428     1 272 947    112 €       112 € 162 €

         162 €

       50 € 44,5%
Dette au 31/12  3 136 113     2 961 385    404 €        404 €     376 €     376 € –      28 € -7,0%

 

Les recettes de fonctionnement :

  • Elles augmentent du fait de la compensation des charges de transport transférées des départements (553 M€) sous forme de CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises)
  • A périmètre constant, elles diminuent de 2,1%.

Dépenses de fonctionnement :

  • Elles augmentent du fait de la prise en charge des transports anciennement départementaux.
  • A périmètre constant, elles diminuent de 6,4% par habitant. Globalement, cette baisse s’élève à 127,3 M€
  • Ajoutée aux 110 M€ d’économies de l’exercice précédent, la nouvelle équipe régionale a réalisé en 2 ans des économies de 237 M€.
  • Les dépenses de personnel restent stables, malgré une baisse des effectifs globaux de 193 agents, essentiellement parmi les non-titulaires.

L’épargne (ou capacité d’investissement)

  • Du fait de la baisse des dépenses, l’épargne brute (solde de fonctionnement : recettes – dépenses) s’améliore de près de 24%
  • Après remboursement de l’annuité d’emprunts, l’épargne nette progresse encore de 34,7%.

Les dépenses d’équipement

  • Hors fonds européens (425 M€), elles sont en légère diminution à 847 M€ : -20 M€ (-2,3€).

La dette

  • En tenant compte des contrats de crédit-bail en cours, elle diminue de 161 M€ correspondant aux remboursements effectués et à l’absence de nouveaux emprunts.
  • Le ratio d’endettement s’améliore sensiblement, passant de 6,1 à 4,6 années.

Les dépenses de fonctionnement nettes par domaine

  • Mis à part les services généraux et l’environnement où nous constatons respectivement des augmentations de 1,8% et 3,7% par habitant, nous relevons des économies dans tous les domaines, y compris dans les Transports Express Régionaux. :
  • En totalisant les dépenses nettes, c’est-à-dire recettes correspondantes déduites, la baisse effective s’élève à 108 M€, soit 5,9%.

En conclusion :

En deux années de mandat, la nouvelle équipe régionale a réussi à assainir significativement la situation financière de la Région Auvergne-Rhône-Alpes permettant de préparer l’avenir avec des moyens plus importants.

Si, du côté financier, nous constatons une nette amélioration, rien ne permet de dire si la situation s’est améliorée dans les principaux domaines de sa compétence : T.E.R., formation professionnelle, lycées, entreprises.

Contrairement à ce sur quoi M. Wauquiez s’était engagé, aucun indicateur n’est publié qui permettrait de visualiser l’évolution de ces secteurs. Aucun objectif n’est fixé sur la durée du mandat et rien ne permet de mesurer la performance de la région par rapport aux autres régions françaises. Pourtant cet « affichage » serait un très bon exemple donné aux collectivités locales qui ne se dotent d’aucune stratégie et se contentent de gérer « au fil de l’eau ».


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